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Bien choisir sa banque

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La crise financière et les répercussions qu'elle a eue sur l'économie et le bien-être de populations entières doit nous amener à nous poser la question de la relation à nos institutions financières. En tant que consommateurs, nous sommes clients de banques qui, souvent, sans aucun scrupule, financent des activités douteuses, réduisent au maximum la qualité de leur service tout en augmentant les prix, refusent de faire le moindre crédit à des activités porteuses...

Le choix d'une banque n'est pas un sujet facile. Essayons de mettre par écrit quelques pistes.

Sommaire

Un exemple concret : les armes à sous-munition

Les armes à sous-munition sont unanimement reconnues comme particulièrement vicieuses et amorales. Une Convention sur les armes à sous-munitions, ouverte à la signature des États depuis le 3 décembre 2008, en interdit l'emploi, la production, le stockage et le transfert et prévoit des dispositions novatrices concernant l'assistance aux nombreuses victimes de ces armes.

Des ONG comme Netwerk Vlaanderen & IKV Pax Christi ont publié et mis à jour une étude sur les banques qui continuent malgré tout à financer ces armes[1] ainsi que les listes des banques qui financent encore ces armes et de celles qui ont adopté une bonne politique.

Une première étape de la réflexion consiste à se renseigner à quel groupe appartient notre/votre banque. Si votre banque finance les armes à sous-munition, il est nécessaire d'agir, soit en changeant de banque, soit en mettant la pression sur celle-ci pour qu'elle adopte une politique responsable.

Si vous choisissez de vous mettre à la recherche d'une banque alternative, le choix dépendra notamment de la finalité que vous recherchez. Il y a en effet plusieurs domaines à prendre en compte : l'épargne, les emprunts, la gestion courante (cartes de débit, compte courant...), etc. Une première question à se poser est de voir si on recherche une banque unique pour faire le tout (concept de banque universelle) ou si on veut avoir plusieurs banques selon leur spécialité (épargne par exemple).

La banque universelle

Le choix d'une banque universelle est probablement le plus compliqué.

Un bon point de départ consiste à consulter le site de la FEBEA, la Fédération Européenne de Finances et Banques Ethiques et Alternatives, association internationale sans but lucratif de droit belge, créée à Bruxelles en 2001 par le Crédit Coopératif (France), la Caisse Solidaire du Nord Pas-de-Calais (France), Crédal (Belgique), Hefboom (Belgique), la Banca Etica (Italie) et la TISE (Pologne).

A partir de la page de Wikipédia consacrée à la fédération européenne des banques éthiques et alternatives, il est également aisé de se faire une idée du paysage bancaire alternatif.

La liste des membres de la FEBEA, par pays, est disponible ici.

La situation varie selon les pays mais il y a en réalité très peu de banques capables de répondre à une offre complète. En effet, les contraintes et les investissements nécessaires sont élevés et la plupart des banques alternatives ciblent soit l'épargne ou le crédit (ou les deux) mais ne savent pas fournir les services bancaires classiques comme les comptes à vue liés à une carte de débit et/ou de crédit. D'où l'idée de construire une banque éthique européenne pour mutualiser les moyens et la clientèle (cf. site de la FEBEA ou de la NEF). Cependant, ce projet risque de mettre encore un certain temps avant de voir le jour.

En attendant, que faire? En cherchant bien, il y a cependant moyen de trouver des solutions acceptables même si elles ne sont pas totalement idéales. En France, par exemple, des banques comme le crédit coopératif disposent d'une taille suffisante pour offrir ces services.

En Belgique, j'ai eu plus de mal car aucune structure de la FEBEA ne dispose de la taille suffisante. Il est également impossible d'ouvrir un compte dans une banque française comme le crédit coopératif via Internet si on n'est pas domicilié en France. Il fallait donc soit me rendre dans une agence du nord de la France, soit trouver une autre solution.

Une deuxième approche permet de trouver une solution acceptable : le système des banques coopératives. Celui-ci est très bien décrit dans Wikipédia. J'ai ainsi constaté qu'en Belgique le crédit agricole était une banque coopérative intéressante, offrant l'ensemble des services bancaires à un tarif intéressant. Aucun coopérateur ne peut détenir plus de 3 000 euros et chaque client est invité à devenir coopérateur. Cela ne garantit pas l'aspect éthique des placements mais au moins les bénéfices éventuels seront répartis sur un grand nombre et, espérons le, avec une finalité de profit moindre et une transparence accrue.

Néanmoins, le système des banques coopératives est critiqué car derrière la démocratie affichée, le contrôle réel démocratique sur des institutions aussi complexes n'est pas une évidence. C'est pourquoi, cette solution doit éventuellement être combinée avec des solutions d'épargne et/ou de crédit alternatives.

Références

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